Isolation morcelée
Grands lecteurs de "La maison écologique", nous avons beaucoup rêvé devant les maisons basses consommation, voire encore mieux, passive. Sauf que ce n'est pas le tout de rêver : il y a aussi le principe de réalité !
Or, la vraie vie pour nous, c'est que lorsque nous avons acheté notre appart', nous étions encore peu réactifs sur les problèmes d'isolation et d'économies d'énergie. Nos premiers travaux ont été faits innocemment le long du seul mur vraiment froid de l'appartement, sans songer à l'isoler. Résultat : à moins de casser notre salle de bain et notre escalier tout neufs, nous voici condamnés à supporter un mur froid pas isolé à l'est de notre logis. Lot de consolation : comme nous sommes orientés plein sud, que le reste des murs est mitoyen partout ailleurs et que nous possédons une bonne chaudière, nous avons finalement un bon bilan énergétique côté chauffage.
N'empêche, l'hiver dans la salle de bain, ça caille un peu, et le chauffage pourrait être plus efficace si le mur était plus épais...
(Laine de bois en attente, restes d'un chantier professionnel de l'homme-grenouille, puis déposée entre les poutres du sol mis à nu)
A défaut de pouvoir tout refaire aujourd'hui, nous nous contentons donc d'isolation au coup par coup, lorsque ça se présente. Pour cette session, comme nous avons cassé la dalle de l'entrée et d'une petite pièce-bureau, nous en avons profité pour bourrer les interstices entre les poutres avec de la laine de bois et de la laine de chanvre.
(ci-dessus panneau d'OSB en attente, et à droite le béton de chaux-ciment-bois dans notre "cuisine provisoire")
Après ça, cette partie a été recouverte de panneaux d'OSB, ou panneaux de copeaux orientés qui sont issus, je cite terre vivante: "de Résineux d'éclaircie tranchés en longues lamelles, encollées en trois couches orientées perpendiculairement l'une à l'autre, ce qui leur confère une grande rigidité". L'intérêt étant que l'OSB utilise des chutes de bois (donc rentable, pas de gaspillage) et contient généralement peu de formaldéhydes en comparaison avec de l'aggloméré - on le trouve aisément en norme E1, une norme à vérifier expressément si vous voulez éviter les excès de COV. Le fin du fin étant d'aller l'acheter en magasin écologique, où l'on trouve des panneaux comme celui-ci, issu de bois PEFC. Erreur de notre part, nous n'avons pas eu le temps d'aller l'acheter nous-même et c'est l'ouvrier qui travaille avec nous qui est allé le chercher... en magasin traditionnel !
Ne restait plus ensuite qu'à couler la dalle, pour laquelle nous avons utilisé un matériau de compromis : un béton de chaux hydraulique, ciment et chutes de bois (local !), qui a l'avantage d'être très léger : indispensable dans un immeuble ancien, et plus facile à pratiquer qu'une véritable dalle de chaux-chanvre ... Et c'est écologiquement plus intéressant qu'un ciment classique ! En attendant la pose du parquet, le tout fait désormais une isolation sympathique... mais plus pour des gains phoniques que thermique, puisqu'en dessous il y a un appartement chauffé, et donc pas de gros chocs thermiques.
Autre exemple d'utilisation des rouleaux de chanvre : lorsque nous avions fait poser nos nouvelles fenêtres double-vitrage. Plutôt que d'utiliser les horribles mousses expansées que l'on croise encore parfois, nous avons préféré combler les interstices avec du chanvre, avant de combler le tout avec du plâtre, de manière très classique.
Entendons-nous bien : tout cela n'est que du rapiéçage de fortune ! C'est mieux que rien, et ce sont au moins des matériaux sains, mais nous sommes loin de l'isolation de rêve, celle qui permettrait de transformer un vieil appartement en logement basse consommation ultra-écologique. Pour cela, pas de secret : il faut absolument y songer avant l'achat, pour d'une part choisir un logement ayant déjà de bons atouts (comme l'orientation, une forme compacte, etc), et d'autre part pouvoir tout casser et tout repenser : dalle, murs, etc... Un détail auquel je serais aujourd'hui plus sensible : attention aux logements ancien de charme (le nôtre en est plein!), car après il y a de multiples petits détails auxquels on s'attache (moulures au plafond, cheminées...) mais qu'il faudrait sacrifier pour le bien de l'isolation... Au final, mieux vaut un bâtiment sans charme pour faire de la rénovation écologique. Aucun regret pour le modifier !
Pour un nouveau venu...
Vite fait bien fait - mais il y a déjà pas mal de temps - pour un jeune "M..." qui est la toute dernière recrue de notre amap... Un de ces célèbres bavoirs à pression si sympas, qui m'aura donné l'occasion d'utiliser mon biais maison, et de faire un sort au joli t-shirt marin que ma fille portait l'année dernière. Ledit t-shirt était tellement taché, même dans le dos, qu'il a fallu ruser pour éviter les taches et donner des allures de neuf à ce cadeau recyclé - le jersey du dos, mis à l'envers, avait heureusement gardé sa blancheur!
Voyant son initiale offerte à un autre, ma "M..." a forcément voulu le sien ! Et puisque je m'en fiche un peu d'utiliser un tissu taché pour une serviette qui de toutes façons subira ce sort, j'ai utilisé le devant du T-shirt pour une de ces grandes serviettes de ma composition, où les manches deviennent des pans à nouer. Sans biais cette fois: j'ai tenté la doublure avec un morceau de vieille chemise, en retournant et refermant par le bas, et ça marche presque mieux que le biais. Comme c'est plus simple... je prends bonne note de cette méthode.
Ci dessus les matières premières, et pour finir le patron du petit bavoir tout simple. Pas vraiment de tuto, car on fait un peu ce qu'on veut : on double ou on enjolive avec un biais (moi j'ai fait les deux en même temps), et pour la fermeture, bouton, scratch ou pression marchent tout aussi bien selon votre humeur et ce que vous avez sous la main (ici c'est scratch).
Et si une certaine Sandrine me lit, message personnel : oui oui, j'en prévois un du même type pour un jeune H... dès que je réussis à sortir ma boîte à couture de ses cartons !!!
Gîte en bois
Pendant que les travaux se poursuivaient chez nous, bloquant durablement ce blog, nous avons trouvé pour la première fois un gîte muni d'un label écologique pour nos vacances. Un certain nombre de choses y restaient perfectibles, notamment les produits ménagers pas écologiques (mais j'emporte toujours mon liquide vaisselle), du mobilier 100% suédois (au demeurant joli et pratique), l'absence de toilettes sèches que j'aimerais toujours tester - dures à trouver, car les gîtes ne reçoivent pas d'agrément sans toilettes à eau. Mais bon, ce gîte se place tout de même au-dessus de la moyenne, dans un cadre ultra paisible et idyllique qu'il ne dénature pas, contrairement à beaucoup de maisons :
Grosse qualité de cette maison entièrement en bois : l'abscence de fondations en béton. La maison repose sur 12 pilotis qui certes s'appuient eux-même sur des socles en béton, mais sont loins de détruire le sol aussi définitivement qu'une maison de béton classique : la maison reste principalement biodégradable. Très agréable à vivre : maison parfaitement isolée, murs en OSB très chaleureux qui donnent vraiment un sentiment de cocon douillet, et ce côté rigolo de sentir légèrement la maison vibrer si quelqu'un se déplaçait dans l'escalier...
Côté énergie cela restait classique mais bien fait, avec des ampoules fluocompactes, et un chauffage électrique mais avec des radiateurs en marbre à chaleur rayonnante (en théorie 25% d'énergie en moins qu'un convecteur) qui diffusaient une chaleur très confortable dans toute la maison - sachant qu'il n'y avait que deux radiateurs dans la pièce principale, et rien dans les chambres et la mezzanine, notre consommation restait très limitée. Il aurait été possible de choisir le même gîte avec un poële à granulés, mais notre grenouillette étant assez difficile à surveiller en ce moment, nous n'avons pas osé...
Et un petit plus : le bac à compost dans le jardin. C'est bête, mais trop rare sont les gîtes qui recourent à cette pratique ! Habituellement, je finis toujours par chercher un fourré discret aux alentours pour y dissimuler mes épluchures sous des feuilles mortes... Pourtant, comment peut-on séjourner à la campagne sans faire de compost?
Je vais être honnête : ce joli gîte n'enlève pas mes doutes sur la construction neuve, qui, écologique ou non, devrait se limiter au maximum pour préserver un environnement toujours plus noyé sous les constructions, notamment le béton. Après tout, l'un de nos gîtes préféré dans cette même région du Morvan n'a aucun label écologique et l'est bien autant : étable rénovée faisant partie de la maison des propriétaires, mobilier entièrement chiné, compost dans le potager... Plus classique, mais aucune réquisition de terrain, et vraiment peu d'énergie grise pour remettre un tel gîte en état. On dira donc que dans un monde imparfait, l'intention de ces gîtes en bois reste louable ... et, je dois l'avouer, ils sont vraiment très confortables.
Au passage, un petit jouet qui a offert de longues heures de jeux et de découvertes à la grenouillette : une boîte à insecte, ces boîtes munies de petit trous pour que les locataires puissent respirer, et d'une loupe sur le couvercle pour offrir une observation passionnante des chenilles, vers de terre, et autre scarabées... Un peu de panique dans le biotope pour commencer, mais rien de grave : la règle de relâcher les petits hôtes au bout de 24h fut vite admise...
Petits bonshommes de pain d'épice
Il y a un dessin animé dont ma fille est totalement fan, au point que nous avons bénéficié de la BO en boucle tout l'été dernier : c'est Shrek. Je ne sais pas bien ce qu'elle en retient, mais bon il y a une princesse, un monstre gentil, un âne sympa... et un petit bonhomme en pain d'épice qu'elle adore. Sachant comme les découpes à l'emporte-pièces plaisent aux enfants, je savais ce qu'il me restait à faire ...
A vrai dire je n'ai trouvé qu'un moule "dame", mais comme il est facile de découper les jambes avec un couteau, ce moule permet la création des monsieur et madame... D'autres moules ont permis de leur créer un peu de compagnie. De quoi passer un super moment avec un petit bien concentré, ou avec un plus grand qui pourra varier les décors !
Attention pour les habitués des pains d'épices du commerce, qui ne sont souvent que de gros gâteaux au miel: ayant eu des grands-parents qui me couvraient de saints Nicolas en pain d'épices tous les ans, c'est ce graal que j'ai essayé de retrouver. Il s'agit donc vraiment d'un pain aux épices, très parfumé et un poil exotique. Comme les autres il veillit très bien et peut même se consommer un peu sec.
Enfin j'ai utilisé un mélange de farines sans gluten "pour pain" testé depuis peu, et je dois dire avec une pointe de déception que cette farine prête à l'emploi a un goût plus neutre que les mélanges de farine essayés par moi jusqu'ici... En même temps, il est vrai qu'avec ce pain d'épices ultra-parfumé, la farine neutre est peut-être moins importante, on pourrait sans doute ajouter discrètement du sarrasin malgré son goût prononcé...
Pain d'épice traditionnel à découper :
- 250g de farine (sans gluten "pour pain" de Priméal)
- 200g de miel liquide
- 3 CS d'huile (olive)
- 1 CC de bicarbonate de soude
- 1 CC d'épices (environ un gros 1/4 canelle, 1/4 anis, 1/4 gingembre, un petit 1/4 cardamome... ou un "mélange pour pain d'épices" tout fait, trouvable en magasin bio.
- eau ou lait de soja si nécessaire, afin d'obtenir une pâte souple, facile à travailler
- 100g d'écorces d'orange confites en morceaux et raisins secs
Mélanger tous les ingrédients dans un cul-de-poule. Si le miel est un peu cristallisé, on peut le faire chauffer au bain-marie pour qu'il redevienne bien liquide - et souvent j'ajoute un peu d'eau chaude dans le pot presque vide pour récupérer le miel qui reste. Travailler jusqu'à obtenir une pâte bien souple.
Fariner le plan de travail, puis étaler la pâte au rouleau à 5-7 mm. Découper soigneusement les personnages, puis les mettre sur la grille du four recouverte de papier sulfurisé. Enfourner à mi-hauteur du four, à 180°, pour 10 à 20 minutes, à surveiller attentivemement car la cuisson dépendra de la taille des sujets : ainsi les étoiles ont cuit deux fois plus vite que les bonshommes. Il est donc bon de les mettre plus près de la porte du four pour pouvoir les retirer plus vite. Les gâteaux doivent vraiment être à peine dorés sous peine d'être secs.
Pendant que les gâteaux refroidissent, c'est le moment d'y étaler un glaçage à l'oeuf de ce type. Pour celui-ci, j'ai fait simple, à savoir blanc d'oeuf, citron et confiture de fraise pour la couleur et le goût... Mais on peut aussi essayer les versions végétales du glaçage indiquées ici si on ne mange pas d'oeuf ou si tout simplement on n'en a pas dans son frigo ce jour-là ! Une fois le glaçage posé, il suffit d'utiliser son imagination pour le décor. J'ai utilisé ce que j'avais sous le coude, pépites de chocolat, raisins secs coupés en deux (sinon les boutons étaient trop gros), graines de lin, de courge, de pavot.... Mais on peut vraiment se laisser aller à toutes sortes de choses. Je suis même curieuse de voir quelle tête auront nos bonshommes la prochaine fois !
Chauffage : soupçons confirmés
Ceux qui suivent ce blog depuis l'hiver dernier s'en rappellent : un petit point sur l'électricité dans notre foyer nous avait permis de constater une consommation électrique tout à fait exagérée, au vu de nos équipements et de notre rythme de vie. Je devais coincer l'homme-grenouille pour lui faire faire un relevé de chacun de nos appareils: échec jusqu'à présent, je sens que cet exploit fera partie de nos bonnes résolutions 2013 ! Néanmoins, un peu de réflexion nous a permis une avancée notoire : il semblerait que parmi les coupables énergivores se dissimulait notre chauffe-eau à condensation Vitodens 100, choisi avec soin en 2003 pour... ses qualités écologiques! Bête, non ?
Pour commencer, bref historique de ce choix, puisque le chauffage au bois a généralement l'image la plus écologique de toutes.... Une technique qui reste toujours discutable en fonction des moyens employés, mais qui semble définitivement déraisonnable lorsqu'on imagine construire un poële de masse au deuxième étage d'un immeuble ancien, et stocker quelques stères de bois en plein Paris dans une cave ultra-humide - on y a pourtant songé 5 minutes! Restait donc l'électricité, énergie bien nucléaire tant qu'on est chez EDF, et très discutable dans le cas du chauffage; puis le gaz, vers lequel allait notre préférence dès le départ : nous avions choisi un appartement déjà muni d'antiques radiateurs en fonte et d'une chaudière bas de gamme; ne restait plus qu'à changer celle-ci pour une chaudière à condensation: meilleur rendement énergétique, moins d'émissions polluantes... et un crédit d'impôt qui a malheureusement beaucoup baissé en 2012 (on sait l'intérêt que notre gouvernement porte à l'écologie), mais qui étonnament existe toujours.
Jusque-là tout va bien, nous sommes ravis de la bête, d'autant que nous y avons fait adjoindre un thermostat qui régule la chaleur - l'ancienne installation était infernale, impossible de mettre le chauffage sans étouffer rapidement, ce qui nous obligeait à allumer/couper sans cesse. Là, on se dit en se frottant les mains "hé hé, notre conso va baisser en flèche....". Sauf qu'à la vue de nos factures, il ne se passe tout de même pas grand-chose.... Nous nous retrouvons sur 5 ans avec une consommation assez similaire à celle de l'ancienne chaudière, soit 873m3. Avec tout de même une nuance de taille: notre appartement s'est aggrandi, en passant de 60 à 105m2 pendant cette période. Or, à ce moment nous avons changé toutes nos fenêtres par des doubles vitrages : objectif est atteint de ce côté, puisque la seule installation de doubles-vitrages a permis de garder à peu près constante notre consommation de gaz, malgré une surface presque doublée.
Les doubles-vitrages en chêne dont nous sommes très fiers, et sur lesquels nous avons réussi à remettre les crémones d'origine en forme de personnages; l'un de nos radiateurs équipé d'une vanne (ou robinet) thermostatique : la bonne démarche serait de le faire pour tous !
Nous en étions donc là, un peu dépités, lorsqu'en février dernier, l'homme-grenouille a eu une intuition en se penchant sur une fonction de notre chaudière appellée "réserve d'eau chaude". Il s'agit d'un petit réservoir interne qui maintient constamment au chaud quelques litres, et qui évite de laisser inutilement couler l'eau froide tandis que le chauffe-eau se met en route. Très sympa comme fonction, si ce n'est qu'elle se déclenchait toutes les 20 minutes avec un petit bruit caractéristique. Un petit standby devant le compteur de gaz apprit à l'homme-grenouille que cette fantaisie de confort consommait 0,09m3 tous les 20 mn soit après un rapide calcul... argh, 750m3 par an !!!!??
Histoire d'en avoir le coeur net, la réserve d'eau chaude fut coupée définitivement le jour même. Exit une partie des bruits de chaudière, et fin également de l'eau chaude instantanée - autre tracas, l'eau froide gaspillée, car j'avoue ne pas avoir toujours un seau sous la main pour l'y mettre en attendant un usage ultérieur... En tout cas, rendez-vous un an plus tard et là, aucun doute : ces calculs étaient peut-être exagérés, mais parfaitement justes dans l'esprit, puisque de février à février, notre consommation de gaz est passée d'environ 873m3/an à 459m3/an - ce qui ne nous est vraiment jamais arrivé, notre plus bas étant à 680m3.
Victoire, donc ! Notre chaudière a condensation est donc bien écologique... à partir du moment où l'on se méfie des gadgets idiots comme cette réserve d'eau chaude "confort" présentée comme un avantage par Viessmann. En tout cas, notre consommation globale (gaz+électricité) ne serait finalement pas si déraisonnable, car si je fais une conversion approximative en KWH/m2, nous arrivons pour cette année à 52KWH/m2/an pour l'eau chaude-chauffage-plaques de cuisson ... Si j'additionne avec notre conso électrique, on arriverait à environ 76KWH/m2/an consommés en tout, soit la même consommation que dans un bâtiment classe B? Wow !? Au final ce n'est peut-être pas si mal, dans un vieil immeuble non isolé de la toute fin du 18e... Vive les appartements, qui profitent si bien de l'isolation de leurs voisins !
En tout cas, je me rallie à la conclusion de l'homme-grenouille dans cette histoire: l'essentiel, c'est d'abord de se prendre la tête à optimiser ce qui est chez soi...Par exemple en se basant sur des tableaux de ce genre, assez intéressant à utiliser. Et si nous ne sommes pas rapides pour ces questions pénibles, petit à petit... on arrivera bien à une consommation domestique satisfaisante !
PS : Désolée pour mon absence de quelques semaines, due à de gros travaux prenants qui viennent de débuter chez moi ... de quoi sans doute alimenter sans doute cette rubrique "travaux" pour les prochains billets !
Costume express : clown, etc.
Ce billet arrive trop tard pour servir à qui que ce soit cette année, mais qui sait : peut-être aidera-t-il un parent dans la détresse l'année prochaine ? Car voilà, tête en l'air de maman que je suis, alors que je dépose ma fille à l'école jeudi dernier, quelle n'est pas ma surprise d'apprendre que les enfants doivent venir déguisés le lendemain. Hé oui : mardi gras. Le truc avec les crêpes, le carnaval et tout et tout!
Stress intense, angoisse maternelle, etc. Des suées datant de notre petite enfance font aussitôt surface : et si tout le monde a un beau costume et ma fille rien ? Et si elle est traumatisée parce qu'elle se sent moins bien lotie que les autres ? Et si, et si...
En l'occurrence, je n'avais pas le temps de faire de miracles : je bossais toute la journée, même pas le temps de courir les magasins si je l'avais voulu. Heureusement, j'avais déjà mis de côté quelques fripes chinées ici et là en prévision d'une malle à déguisements, me doutant que l'heure de cette activité viendrait un jour. Autre atout : des crayons de maquillage en stock. Très pratique, car ça ne coûte pas grand-chose (environ 7 euros les 6 crayons), et ça transfigure un enfant en 3mn chrono - très rentable avec plusieurs enfants!
Dans un premier temps j'avais songé à un costume de chat (en gros un collant, un T-shirt recoupé où on colle une queue, deux oreilles et un peu de maquillage pour le nez et les moustaches), sauf que je ne me sentais pas très au point pour les oreilles... Je me suis donc rabattue sur le pyjama rouge 10 ans mis de côté pour un éventuel pantalon de clown ou de père noël : j'ai fait de grands revers cousus à gros points, histoire de ne pas trop me fouler mais que ça tienne toute la journée, et j'ai posé un nouvel élastique à la taille pour adapter un peu à ma troizans.
Etape deux : les jolies bretelles taille 6 mois achetées à 1 euro chez un fripier. Forcément, elle étaient trop petites et il fallait les rallonger : pour ça j'ai utilisé du coton rouge replié en bandes, cousu dans sa longueur, puis j'ai piqué les extrémités au point zig-zag en chevauchant sur l'élastique coupé à cru pour raccorder les deux morceaux... Je ne sais pas si ce que je raconte est très compréhensible, voici une photo à l'appui où l'on voit le coton raccordé à l'élastique (avec du fil blanc sur l'envers, flemme de changer de canette !!!. C'est une méthode de sauvage, très rapide, et finalement plus propre que ce qu'on pourrait croire.
Et pour finir, le noeud pap' ! Le noeud-noeud étant à la mode, ce ne sont pas les tutos qui manquent sur le web : à vrai dire j'étais si pressée que j'ai tout fait au feeling mais ça marche parfaitement aussi tellement c'est facile. Après je me suis contentée de coudre la chose sur une marinière pas encore trop tachée de la jeune clownesse : un point au centre, puis un sur chaque point, pas plus histoire de pouvoir réhabiliter la marinière vers son usage premier.
Ouf ! Tout ça m'a pris deux heures - quand même - mais finalement zéro stress, et je pense qu'on pouvait encore simplifier. Au résultat, une jolie petite clownesse style "la Strada", qui a eu pas mal de succès à l'école : je m'attendais à voir d'autres clowns, mais visiblement c'est devenu un costume original. Là où j'ai été surprise, c'est que c'était le seul costume "bricolé maison", tout venait du commerce... Un peu bizarre ai-je trouvé, car c'est tellement plus rigolo de bricoler à son costume maison avec des trucs de récup' interchangeables à volonté.... Pour mémoire, voici quelques liens où vous trouverez de bonnes idées expresses, faciles à adapter :
TIBOOPARC : Ici on reste sur de vraies choses simples comme la princesse, le cow boy, le pirate, le clown, l'abeille... Leur robe de princesse sans couture est assez géniale, car impossible à rater, et adaptable également pour les fées, mariées et tout ce qu'on voudra !
MAKE BABY STUFF : l'astuce pour faire des ailes de fée !
FEE CASSINE : Beaucoup plus "couture", donc plus compliqué si on veut réaliser les même costumes, mais de très bonnes idées. J'aime beaucoup notamment son costume de roi : un principe très simple (couronne + cape, éventuellement sceptre) pour un très joli résultat.
QUE CACHE MA BOITE A BELETTE : Assez "couture", et il faut fouiller pour trouver, mais il y a des idées de costume de lion, de princesse, de sorcière, de chauve-souris, des couronnes en feutrine, des baguettes de fée etc...
COOLEST HOMEMADE COSTUMES : Un site pourri de pub, mais si vous cherchez des idées originales, vous en trouverez quelques-unes là !
De toutes façons, commencez par réfléchir à ce que vous avez, à ce que vous pouvez trouver... Et le tour du web ne sera là que pour l'inspiration ! N'oubliez pas les classiques : Un vieux rideau à dentelles = une robe de mariée/ une robe noire = une robe de sorcière/ une robe à fleurs = une robe romantique/ une ancienne nuisette satinée = une robe de princesse/ etc... Les collants sont également très bien pour faire des animaux : après il faut surtout trouver comment réaliser la queue (a fixer sur une tunique) et les oreilles (à fixer sur un bonnet ou un serre-tête), des enjeux limités pour un parent pressé !
La vitamine C, c'est local !
C'est toujours utile d'avoir ses mouchoirs en tissu pour affronter l'hiver, certes, mais c'est encore mieux si l'on évite le rhume ! Or, pour stimuler ses défenses immunitaires, chacun le sait, il est bon d'absorber une dose correcte de vitamine C. Si ce n'est que, comme on peut le voir ici, une enquête récente montrerait qu'1 adulte sur 5 est bien en dessous des doses quotidiennes recommandées... Selon l'ANSES, la dose recommandée de vitamine C pour un adulte est de 110mg/jour, sachant que le chiffre est contesté et largement revu à la hausse par certains scientiques. Alors comment faire ?
Un réflexe est de penser au sempiternel jus d'orange matinal, si ce n'est que d'un point de vue écologique, euh, comment dire...? Oranges d'importation lointaine, transformées en jus d'orange concentré qui sera transporté par bateau pour être conditionné chez nous, en bouteilles ou briques qui sont certainement recyclables, mais qui grossissent nos poubelles, quand même... L'article qui résume cela en Co2 ici ne donne qu'un aperçu du problème, car le chiffrage reste vague. L''émission de 1,7kg de Co2, c'est pour qui ? Pour les américains, puisque l'enquête fut commandée par Pepsi ? Dans ce cas, le jus d'orange qu'on achète en France connaît certainement un bilan plus lourd encore, puisque nos jus d'orange proviennent essentiellement du Brésil et de Californie... Parfois du Maroc ou d'Espagne, ce qui fait un peu baisser le bilan, mais si peu...
Voilà déjà une bonne raison de ne plus en acheter, mais il y en a même une deuxième : après tout, ce truc du jus d'orange, est-ce qu'il nous apporte tant de vitamines que ça ? Et là, effectivement, on peut se poser la question lorsqu'on lit cet article, qui constate que si les jus d'oranges faits à partir de concentré conservent mieux les vitamines qu'il y a quelques années, et parfois plus que ceux achetés au rayon frais (!), il vaut toujours mieux presser ses oranges soi-même pour obtenir la meilleur dose de vitamine ! Et encore faut-il en avoir le temps !
D'autant que si l'on fait le tour des sources de Vitamine C, on s'aperçoit assez vite qu'il y a tout ce qu'il faut chez nous. Voici le tableau qui en résulte, avec les quantités de vitamine C présentes dans 100g des produits suivants :
Que les spécialistes de la nutrition me pardonnent, les données de ce tableau fait maison ont été glanées patiemment sur le net, et peuvent varier d'une source à l'autre. Elles sont donc approximatives... sachant que de toutes façon, entre le légume cueilli du jour et celui qui a traîné une semaine dans le frigo, les teneurs en vitamine C varient à la baisse...
N'empêche : on voit vite à la lecture de ce tableau que si l'on mange chaque jour des végétaux frais, ça ne devrait pas être difficile d'avoir sa ration de vitamine C, même avec les fruits et légumes d'hiver! Exemple avec le panier livré par mon Amap la semaine dernière :
. Qu'y vois-je ? Des navets (139mg), du chou rouge (75mg), des radis noir (23mg)... Voilà de quoi faire de bonnes salades vitaminées!
Navet, carottes et céleri crus râpés, parsemé de sésame noir (les graines de lin grillées sont aussi plaisantes quand on en a sous la main), avec une petite sauce tahin-citron. Miam !
Certes, cela peut sembler moins sexy que les légumes du soleil, mais finalement ceux-ci ne sont pas si exceptionnellement pourvus en vitamines : tomates (20mg) courgettes (7mg), aubergines (2 à 8mg). La nature est bien faite : pour passer l'hiver, il n'est pas si bête de privilégier les choux, brocoli compris (cru, si si, tout comme les choux de bruxelles, et très facile avec le chou-fleur râpé en grains !), le navet (très bon cru râpé : quand je le trouve piquant, je le mélange à des carottes), le fenouil et le radis noir. Et si comme moi vous êtes fan de céleri ou de carottes, vous pouvez en augmenter leur teneur de vitamine C en y rajoutant des sources plus intéressantes : jus de citron pour la vinaigrette - voire jus d'une orange pour les carottes- chou râpé, mâche, graines germées de tout acabit, pommes reinettes...
Ici une récolte maison d'alfalafa (germes de luzerne) : on obtient de très beaux résultats mélangé à du chou rouge émincé, et c'est riche en... quasiment tout côté vitamines et minéraux !
Sans oublier une solutions géniale pour la cuisinière pressée : les lacto-fermentations, notamment la choucroute crue ! En effet, la vitamine C augmente pendant le processus de lactofermentation, compensant en partie les pertes dues à sa conservation... Sans compter sa richesse en probiotiques bénéfiques pour la flore intestinale ! Il serait donc dommage de consommer la choucroute uniquement cuite comme on le fait habituellement : pour ma part j'ai commencé timidement avec cette la délicieuse recette d'Anne Brunner, mais depuis je me suis enhardie jusqu'à mettre de la choucroute crue ou autres lactofermentations un peu partout, avec de la betterave, du radis noir, de la salade hachée et j'en passe - mais c'est vrai que le mélange avec les pommes leur va très bien !
La célèbre et délicieuse salade de choucroute crue du Blogbio
Et enfin, si vous n'arrivez vraiment pas à cuisiner, reste le truc que tout le tout le monde connaît je pense : le kiwi, qui peut facilement être français, puisque mon beau-père en cultive dans son jardin. La France étant le 5e producteur mondial de kiwis, ce serait dommage d'acheter ceux qui viennent de Nouvelle-Zélande en avion !! On peut en prendre au petit déjeuner, c'est toujours sympa, et si le fruit pèse un peu plus de 100g (cas des gros kiwis), on a déjà la dose recommandée...
En été, ce seront les poivrons la meilleure source, notamment les rouges. Mais comme on mange plus facilement cru l'été, et aussi plus de fruits, la vitamine C viendra à nous plus facilement, même s'il ne faut pas perdre de vue que salades et graines germées doivent vraiment être mangées en quantité pour en apporter une dose correcte : on pourra donc y rajouter des petits bouts de poivron, des tomates, des oignons frais, du persil...
Et bien sûr il y a les fruits, en dessert (sous réserve de les supporter en fin de repas), au goûter... En hiver, pommes et poires ne sont qu'une source modérée de vitamine C (quoi que cela peut dépendre des espèces, éviter surtout les golden et les "starking" très rouges), mais on trouve parfois des kakis cultivés en France, qui sont à la fois délicieux et riches en vitamine C... Dommage que leur saison soit courte, en tout cas dans mon magasin ! Et bien sûr on pourra aussi compter sur les agrumes de Corse (clémentines, oranges) ou du Midi, même si pour ma part je n'ai jamais vu un seul citron français dans mon biocoop! En été, cela sera bien plus facile: il n'y a que des fruits délicieux, et plutôt bien pourvus en vitamines !
Quant à la cuisson... Elle a mauvaise réputation car elle détruit en partie la vitamine C qui est sensible à la chaleur, mais à moins d'oublier sa cocotte sur le feu, il en reste toujours des petites quantités ! Ainsi, dans son livre "L'art de cuisiner sain", Claude Aubert fait une estimation de la perte de vitamine C selon les cuissons : moins de 10% de perte pour une cuisson à l'eau (mais malheureusement une partie des vitamines se retrouvent dans l'eau ! Donc à moins de consommer l'eau on en perd pas mal plus : 30 à 50%!), 30% pour la vapeur douce, et 25% à l'étouffée.... Ce qui reste donc intéressant si, par exemple, on fait des brocolis à l'étouffée : il nous restera un peu plus de 77mg de vitamine C... Donc si l'on en mange 200g, largement les valeurs recommandées !
Certes, on ne mange pas tous les jours des légumes aussi riches en vitamine C que le brocoli, mais au fur et à mesure, avec un fruit le matin, une crudité le midi, un fruit au goûter et quelques légumes midi et soir... on arrive facilement au compte ! Il suffit de compter un peu pour commencer, et s'apercevoir que ce n'est pas inatteignable. Alors décidément, pourquoi s'obstiner sur les jus d'oranges éventés ?!!
Ou trouver du coton bio pour les grands ?
Si l'on trouve désormais partout du coton bio pour les bébés, ça devient plus difficile dès que le bébé en question grandit. Après 3 ans, impossible ou presque de trouver des boutiques qui proposent beaucoup de choix ! Néanmoins, étant obsédée par ce genre de quête, voici les quelques bonnes adresses que j'ai fini par trouver... et ce sont les seules boutiques où je n'ai pas vraiment honte d'acheter pendant les soldes !
Bambinou : Jusqu'à au moins 12 ans. Site qui couvre un peu tout, vêtements, chambre, repas, maman etc. Joli choix de vêtements, et des marques comme La queue du chat, Ideo, et aussi Peau éthique, la Tribbu, rien que des marques françaises, ce qui est cohérent. Les vêtements Ideo viennent de chez eux (ça va être compliqué de marier ce violet!), envoi ultra-rapide. Par contre il n'y a pas de recherche par tranche d'âge : le moteur de recherche fonctionne à peu près, mais les résultats ne sont pas totalement pertinents, dommage.
Comptoir Biosud : Un site intéressant parce qu'il fait des vêtements pour toute la famille (beaucoup de sous-vêtements notamment), et même des tissus bios au mètre! Très pratique pour grouper les frais de port. Les vêtements enfants semblent aller jusqu'au 7 ans, et ils distribuent essentiellement Frugi (marque que je croyais allemande et qui est anglaise), Living crafts (que je croyais anglaise et qui est allemande), Leela cotton (allemagne également). Un truc rare : ils proposent aussi des bottes en caoutchouc naturel.
Notons au passage que si la localisation d'une marque n'a plus forcément beaucoup de sens (matière première et fabrication proviennent presque toujours de loin), les marques bio cultivent hélas autant que les autres le flou sur leur origine géographique : il est souvent très long de trouver leur adresse dans les recoins de leurs sites internationaux!
shak-shuka : Un site hollandais très branché pour les 0-7 ans, avec des prix clairement élevés aussi ... Mais ils ont de bien jolies choses, comme Adri (france), Mini rodini (suède), ou Winter water factory (usa) qui a fait ce joli t-shirt à fleurs bleues qui m'a fait craquer : fabrication américaine depuis le coton jusqu'à l'assemblage du vêtement, il n'est pas dit que cela fasse plus de kilomètres qu'un vêtement bio français dont le coton est issu d'Inde... Seul regret : tout n'est pas forcément bio - "Bobo choses" semble avoir arrêté le bio pour se contenter de l'équitable, par exemple.
Les petits terriens : Mode enfant de 0 à 7 ans, jouets, toilette, chambre... Le site est peut-être moins vendeur que les précédents, mais ils ont de vraies trouvailles et des choses rares (côté jouets, j'adore la ferme en bois made in France), et des prix très compétitifs côté vêtements. Je regrette de ne l'avoir découvert que tout récemment, ils ont notamment de jolies robes étoilées à tout petits prix...
Le dressing des canailles : des vêtements pour les 2-10 ans, à la fois branchés et sobres, plutôt chers mais de belle qualité : côté style, c'est mon coup de coeur. Ils ont le grand avantage de distribuer Serendipity, une marque danoise que je trouve vraiment très jolie et qui a une bonne démarche - sachant que comme c'est pour des petits danois, ça taille grand, il vaut mieux poser quelques questions avant d'acheter en ligne ! C'est de là que viennent ce blouson zippé en velours gris, et la jolie blouse aux violettes...
Lili des collines : mode enfant jusqu'à 16 ans ! Je n'ai pas encore testé ce site qui distribue notamment Kite kids (angleterre) et La Tribbu (France), mais il est l'un des rares à permettre la recherche par tranche d'âge si pratique ! Rien que pour ça ils ont tout mon respect !
Sinon il y a toujours les gros distributeurs, type Monoprix, Verbaudet, C&A ou H&M, qui font désormais un peu de coton bio pour les grands... Mais l'opacité y règne : j'ai déjà envoyé 3 mails à Monoprix les questionnant sur leur coton bio, et je n'ai jamais eu de réponse, ce qui commence à m'énerver... Concernant C&A, cet intéressant article refroidit un peu côté éthique , et je ne doute pas que ce ne soit très similaire chez H&M, qui au passage vend parfois comme "coton bio" des vêtements qui sont en fait composé à 50% de coton non bio !
Donc vérifiez quand même les étiquettes !!!
Alors si vous avez un petit budget, ne sous-estimez pas les sites d'occasion : vous ferez d'une pierre deux coup en sauvant un vêtement de l'oubli et en trouvant du coton bio ! J'y ai trouvé récemment le sous-pull ideo tout neuf, ce joli pull "La queue du chat" dont ma fille portait déjà la réplique il y a deux ans, le t-shirt bleu "Coq en pâte" et son pingouin, une mignonne culotte Adri "à froufrous", et un débardeur Living Crafts.... Le tout pour 23 euros hors fdp, ce qui reste très raisonnable !
LEDS
S'il y a un débat qui a fait rage dans notre foyer, ce fut bien celui de l'éclairage ! Dans un premier temps, nous avions installé il y a quelques années des ampoules à économie d'énergie. Sauf que celles-ci ont deux problèmes de taille : les ondes électromagnétiques qu'elles émettent, et le mercure qu'elle contiennent. Du coup, l'homme-grenouille ne voulait plus en entendre parler : un beau soir en rentrant chez moi, je retrouve les vieilles ampoules à incandescence partout ! Désolée par ce gâchis, et alors même que le débat sur la question n'est pas clos, je voulais les installer dans la cage d'escalier de notre immeuble, mais l'objection fut que si elles cassaient, la personne qui s'occupe de l'entretien et qui n'en fait parfois qu'à sa tête, allait vraisemblablement les jeter à la poubelle au lieu de les déposer en magasin dans le bac de recyclage - d'où pollution au mercure dès le premier bris, problème à mon avis le plus préocuppant de ces ampoules... Résultat : ces ampoules en parfait état sont toujours dans notre tiroir à ampoules! Si quelqu'un capable de les mettre au recyclage après usage en veut, il n'a qu'à me contacter...
Deuxième volet du débat, je suis passée à la proposition des LEDS. Encore plus économes que les lampes au mercure (10 fois plus efficace qu'une ampoule à incandescence, et 3,5 fois plus qu'une fluocompacte), encore plus de longévité (en théorie 20 000 à 50 000h environ contre 6 000 à 15 000h pour une fluocompacte), et enfin sans mercure ni émission d'ondes électromagnétiques. Autre avantage intéressant : elles n'ont aucun temps de latence à l'allumage, c'est instantané. Bref, c'est LA lampe du futur, celle à qui tout le monde prédit un grand avenir. Donc nouvel essai, avec des LEDS classiques de ce type : ça donnait une lumière assez blanche pour ne pas dire vaguement bleue, pas extrêmement forte puisque nous étions sur une équivalence 25W, mais parfaitement utilisable dans notre lampe surnommée "le haricot géant", supportant 5 ampoules.
A droite une photo test avec une ampoule à filament en haut, et une ampoule à led en bas. On voit en bas une lumière très caractéristique des leds : moins diffusante, plus directive, et effectivement plus froide.
L'homme-grenouille plein de curiosité tint bon presqu'un mois... au bout duquel je retrouve les vieilles ampoules à incandescence à leur place. " Cette lumière est trop moche", me dit-il, "Donc inutile d'insister. En plus elles peuvent endommager la rétine, celle des jeunes enfants en particulier". Sur ce dernier point, il n'avait pas tout à fait tort, dans la mesure où l'Anses a publié en 2010 ce rapport mettant en garde contre l'utilisation des leds à éclairage blanc froid ou bleu. Mais il n'avait pas tout à fait raison non plus, puisque j'avais tout de même choisi des lumières "blanc chaud" ayant déjà suivi le débat ici et là. Mais c'est vrai que ces leds coniques ont toujours une lumière assez froide, même qualifiée de "blanc chaud". En fait, le meilleur moyen pour s'y repérer est la température de couleur, normalement indiquée sur l'emballage. On trouve ici quelques équivalences : la lumière naturelle est d'environ 5000K (degrés kelvin) tandis que les lampes halogènes font plutôt 3000 à 3200K... et de mémoire, c'était aussi le cas de ces leds qui déplaisaient à mon compagon !
Admettant que ces leds basiques n'avaient pas une lumière divine, je suis revenue du magasin de bricolage avec l'ampoule ci-dessous : bien chère (25,90€ dans mon magasin) par rapport aux précédentes déjà pas données, mais ayant l'avantage d'être beaucoup plus diffusante, et avec une température de couleur nettement plus chaude, beaucoup plus proche de la lumière du jour : 2700K. Dernier avantage : côté puissance on progresse, avec un équivalent 40W. De quoi s'éclairer plus sérieusement !
On y gagnait effectivement une lumière agréable (lampe du bas, photo de droite), assez difficile à distinguer d'une ampoule classique, et pourtant, rien à faire. J'ai eu beau faire mon installation discrètement, ma superbe led a été bannie illico du haricot géant. Je dois même dire qu'il y a eu des mots : la grenouille a dit à l'homme-grenouille qu'il exagérait, qu'il serait la perte des générations futures, s'est roulée par terre en lui reprochant sa responsabilité dans les centrales nucléaires, en vain : les vieilles ampoules à filament faisaient toujours la loi dans les parties communes. Mon bijou de technologie est allé s'isoler dans ma lampe de bureau, où personellement j'étais très satisfaite de lui, mais fort déprimée de ce fiasco écologique.
Un an s'est écoulé, et j'avais presque abandonné l'idée de revenir à la charge, lorsque je vois quelque chose d'étrange dans les lampes tulipes de la cuisine, quelque chose qui ressemblerait plus à un jaune d'oeuf qu'à une ampoule :
N'en croyant pas mes yeux, je regarde l'homme-grenouille qui me dit d'un air totalement décontracté : "Ca ? Eh bien ce sont des Leds, pourquoi ? Je les ai vue ce matin en passant au magasin de bricolage, et c'est con, mais je trouve qu'elles font vraiment une belle lumière. Tu trouves pas ?"
Les bras m'en tombaient, sachant qu'à part sa plus forte puissance (équivalent 60W) cette nouvelle ampoule philips a normalement la même température de couleur confortable que l'ampoule de mon bureau : 2700K. Mais je n'ai rien dit : si ça le motive pour passer chez Enercoop... ce n'est pas moi qui vais décourager un si bon signal! Et effectivement, elles diffusent une lumière tout à fait agréable sur nos deux plafonniers de cuisine, qui sont le plus fréquemment et le plus longtemps allumés à la maison.
Donc voilà, nous sommes désormais en train de passer progressivement aux leds à la maison, et sans retour en arrière cette fois - ci-dessus la "équivalent 40W" de mon bureau, et la "équivalent 60W" qui fait merveille dans une tulipe jaune rétro. Notons quand même quelques particularités de ces petits bijoux : elles chauffent plus que les leds plus petites, elles sont plus lourdes que les fluocompactes et ampoules à filament classique. Elles sont clairement chères (49,90€ dans mon magasin, un peu moins sur le net), et j'avoue ne pas avoir eu le courage de faire le calcul de rentabilité entre l'économie d'énergie réalisée, amortie sur la vie théorique de l'ampoule. Le temps d'amortissement est forcément long, mais je suis confiante : cette technologie étant encore en pleine évolution, les prix baisseront sans doute progressivement et ces ampoules finiront bien par être plus abordables. Enfin, ces lampes sont à déposer au recyclage comme les fluocompactes. Elles ont néanmoins le grand avantage de ne pas posséder de mercure, particulièrement polluant - je n'ai rien trouvé d'autre sur leur impact environnemental, peut-être pas si simple. Pour citer Wikipedia : "Aujourd’hui, seulement 30 % des lampes à basse consommation sont recyclées. Les 70 % restant sont jetées avec le reste des déchets ménagers. N'étant pas recyclés, les quelques milligrammes de mercure contenus par chacune d'elles se retrouvent dans la nature. Le polluant se diffuse alors dans l’air, passe dans le sol et peut même contaminer les nappes phréatiques". Inquiétant, non ?
Alors pour finir, à la question " Que faire des ampoules économique usagée ? ", voici la réponse au final assez simple... et tellement meilleure pour l'environnement !
Economiser le tissu
Voilà euh... trois ans que ce tissu devait devenir rideau dans la chambre de grenouillette. Quelle mouche m'a piquée je ne sais, mais voilà enfin la chose accrochée à sa tringle !
On remarquera peut-être que ce rideau est en fait composé de 2 tissus : l'un à gros pois, et l'autre à petit pois. La raison était simple : le coupon à gros pois était une fin de série, je n'avais pas de quoi en faire un rideau : je l'ai donc rallongé avec le tissu à petits pois, et le tour était joué. Comme ce deuxième tissu était coordoné, ça passe parfaitement, facile. Maintenant, comme il semblerait que les coupons se liguent contre moi, la même astuce a été réitérée sur l'envers : pourvue d'un coupon de métis trop court, il a fallu que je rajoute un morceaux de coton blanc... qui n'avait même pas la largeur voulue ! Il a donc fallu faire ma doublure envers en 3 morceaux, mais à mon avis bien malin qui s'en apercevra...
Tout ceci pour cette simple remarque : s'il y a bien quelque chose qui fait partie intégrante de la couture, c'est l'invention alliée au souci d'économie ! Récupérer, bidouiller, ne pas gaspiller... c'est la base !
Dans le même genre, voici une turbulette-maison où j'avais eu recours à la même astuce : assez de tissu pour l'extérieur... mais le reste de lin dont je disposais pour l'intérieur ne correspondait pas au patron. Qu'à cela ne tienne: j'ai fait un patchwork en trois morceaux pour chaque pièce, et ce n'est pas exactement visible... Au passage, même le molleton intérieur peut être composée de chutes de ouatine assemblées entre elles : puisque c'est caché personne ne le verra, et c'est extrêmement économique - surtout si comme moi on achète de la ouatine de pure laine.
Et puisqu'on parle de patchwork, voilà justement une belle façon de créer tout en récupérant : ce gros plaid réalisé il y a longtemps est certes composé d'un tissu neuf (le bleu), mais le noir & blanc provient d'un pyjama, le blanc d'une blouse de chimie... Quand au rembourrage intérieur, il est principalement composé de vieilles serviettes et restes de molleton : plus lourd que les couvertures du commerce, certes, mais tout à fait chaud !
Astuce d'un autre type encore : j'avais besoin de gants, et il me restait un bout de tissu-éponge blanc qui ne m'enthousiasmait guère, moi je rêvais de bleu turquoise... Sauf qu'en récupérant des petits morceaux de soie bleu turquoise ici, du croquet hérité de ma grand-mère là, et un rogaton de biais à pois... On arrive quand même assez bien à ce que je voulais, à savoir : des gants assortis à ma salle de bain bleue! Comme quoi il est toujours bon de réfléchir avant de se précipiter sur du tissu neuf....
Ce ne sont là que quelques astuces, mais on pourra en trouver de toutes sortes chez les couturières émérites comme d'ailleurs chez les amatrices ingénieuses. Parmi quelques-une qui m'on tapées dans l'oeil, citons :
- Les pyjamas bi-tissus de cémamanlafée, qui ne sont peut-être pas dictés par le manque de tissu (quoi que ?), mais en tout cas permettent clairement de le contourner avec un joli résultat. Tout le blog est d'ailleurs à parcourir, car il y a pas mal d'assemblages de tissus, c'est motivant.
- La robe à étages, dans cette version-ci, ou encore celle-là : malgré l'aspect très débridé de ces deux versions, il doit aussi y avoir moyen d'inventer des versions plus sages...
- Et après il y a les spécialistes des chutes, comme edwige, la reine des chaussons bébés, des étuis de portables et des cabas (tout un lot ici) tandis que papelhilo est une adepte talentueuse des chaussons, du sac polochon et des trousses en patchwork (autre aperçu ici).
Evidemment une vraie liste prendrait des pages, et demanderait d'aborder le réemploi des vieux vêtements, ou d'autre chose, comme cette trouvaille inattendue !... En attendant, j'engage ceux à qui ça parle de visiter régulièrement Recyclage et cie : sans doute la meilleure mine d'idées dans le genre. Et si vous en avez vous-même des idées à citer ... je suis à l'écoute, toute les bonnes idées m'intéressent !!!






















































